Les trophées prennent parfois la poussière. Les dossiers techniques, beaucoup moins. La troisième édition du Prix national de la construction chanvre, ouverte jusqu’au 15 novembre 2026, vaut donc surtout par ce qu’elle demande aux équipes : raconter précisément comment un bâtiment a été conçu, réalisé et rendu reproductible.
Le concours concerne les bâtiments neufs ou rénovés en France, mis en service depuis moins de deux ans et achevés au moment du dépôt. Le chanvre doit y être présent de façon significative, sous forme d’isolant souple ou de béton projeté, banché ou préfabriqué. Les procédés doivent relever des Règles professionnelles ou d’une certification Acermi, et au moins un intervenant du projet doit avoir suivi une formation Construire en Chanvre.
Cinq catégories sont proposées : bâtiments tertiaires, logements sociaux, logements collectifs, établissements recevant du public et maisons individuelles. La commission technique examinera les candidatures fin novembre. Les lauréats seront annoncés au Forum Bois Construction de février 2027 à Paris.
Les critères sont intéressants au-delà du concours. Le jury regardera l’adaptation au contexte climatique et social, l’apport au territoire, l’écoresponsabilité, la place réelle du chanvre et la pertinence des solutions techniques. Autrement dit, une photo d’enduit beige ne suffira pas. Il faudra montrer pourquoi le choix a été fait, comment il a tenu le chantier et ce qu’une autre équipe pourrait en reprendre.
Pour les porteurs de projets, le bon réflexe consiste à réunir maintenant attestations de formation, données techniques, plans, photos autorisées et retour des usagers. Même sans candidature, cette méthode est utile. Une filière avance quand ses réussites deviennent des références consultables, et pas seulement de bons souvenirs de chantier.
Sources Construire en Chanvre, annonce consultée le 5 octobre 2026 · Règlement officiel du Prix 2027