La commande publique ne manque pas toujours d’ambition environnementale. Elle manque plus souvent d’un chemin suffisamment clair pour transformer cette ambition en bâtiment livré. Entre la volonté d’utiliser du bois, de la paille, du chanvre ou de la terre et la consultation des entreprises, plusieurs décisions doivent s’enchaîner sans perdre le fil.
C’est précisément le sujet de l’atelier organisé le 24 septembre à La Chaussée-Saint-Victor par ENVIROBAT Centre, le Syndicat mixte du Pays des Châteaux et Fibois Centre-Val de Loire. Élus, conseillers et techniciens des territoires d’Agglopolys, de Grand Chambord et de Beauce Val de Loire sont invités à travailler sur trois briques : la formation, le diagnostic territorial et le passage à l’acte. La démarche d’accompagnement issue de ces travaux est annoncée pour début 2027.
Cette approche est intéressante parce qu’elle remet les choses dans le bon ordre. Avant de demander un matériau dans un marché, il faut connaître les ressources et les entreprises disponibles, fixer les performances attendues, anticiper les compétences de conception et de contrôle, puis choisir les outils contractuels adaptés. Sinon, le biosourcé risque de rester une bonne intention coincée entre deux lignes du programme.
La bonne échelle est donc celle du parcours complet de la maîtrise d’ouvrage : acculturation, diagnostic, programmation, consultation, suivi et retour d’expérience. Le matériau compte, bien sûr. Mais ce qui permet son emploi réel, c’est l’organisation collective qui l’entoure. C’est sur ce terrain que l’assistance technique peut faire gagner du temps et sécuriser les décisions.
Sources : Fibois Centre-Val de Loire, agenda de l’atelier du 24 septembre 2026