Ajouter plusieurs étages à un immeuble existant sans demander aux fondations un effort démesuré : c’est là que le bois peut changer sérieusement l’équation. Le chantier des Arches du Carreau, à Neuilly-sur-Seine, en donne un exemple particulièrement parlant.
Selon Batirama, l’opération porte sur la restructuration de 37 530 m² et crée environ 2 000 m² de surfaces nouvelles, pour une livraison prévue en 2027. Le bois permet d’ajouter un niveau au R+9 et trois niveaux au-dessus d’une partie située au R+1, afin de relier deux ailes existantes. L’équipe du projet indique que la faible masse de la solution a évité de renforcer les fondations. Sur un bâtiment déjà construit, ce n’est pas un détail.
Le chantier s’appuie aussi sur la préfabrication : 619 éléments, avec une cadence annoncée d’environ vingt poses par jour. Stora Enso a fourni 510 m² de planchers et de toitures en CLT. Chaque pièce est associée à un QR code qui permet aux équipes de retrouver son emplacement et les informations de pose. Le bois est léger, mais son organisation logistique, elle, doit être solide.
Ce projet ne transforme pas pour autant chaque toiture-terrasse en terrain constructible. Capacité portante, points d’appui, stabilité, incendie, acoustique, interfaces avec l’existant et accès de la grue doivent être examinés très tôt. Le levage d’un panneau est spectaculaire ; le diagnostic structurel l’est beaucoup moins, alors que le projet se joue d’abord à cet endroit. Pour les maîtres d’ouvrage qui hésitent entre transformation et démolition, tester sérieusement l’hypothèse bois dès la faisabilité peut ouvrir des possibilités inattendues.
Sources : Batirama, reportage du 25 septembre 2026 ; Gecina, fiche Arches du Carreau, consultée le 28 septembre 2026